K. Guillem & S. Ahmed in Cerebral Cortex

Preference for Cocaine is Represented in the Orbitofrontal Cortex by an Increased Proportion of Cocaine Use-Coding Neurons.

Preference for Cocaine is Represented in the Orbitofrontal Cortex by an Increased Proportion of Cocaine Use-Coding Neurons, Karine Guillem, Serge H. Ahmed. Cereb Cortex 1-14.DOI: https://doi.org/10.1093/cercor/bhw398a

Serge Ahmed, team leader: Pathological decison-making in addiction / IMN

https://doi.org/10.1093/cercor/bhw398a

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Karine Guillem et Serge Ahmed
Karine Guillem et Serge Ahmed

La cocaïne est la deuxième drogue illicite la plus utilisée en Europe. Heureusement, tous les usagers de cocaïne ne développent pas une addiction ; seule une minorité vulnérable semble touchée (i.e., 15-20%). L’addiction peut être conceptualisée comme une préférence pour la drogue au détriment d’autres activités et malgré les conséquences négatives associées. Les mécanismes neurobiologiques à l’origine de cette préférence pour la cocaïne chez les individus vulnérables restent encore très mal connus. Dans cette étude, nous avons identifié au sein du cortex orbitofrontal (OFC) – une région préfrontale impliquée dans les processus de décision et de choix – un mécanisme qui pourrait expliquer cette préférence. Nous avons réalisé des enregistrements électrophysiologiques in vivo de l’OFC chez des rats entraînés à choisir entre prendre une dose intraveineuse de cocaïne ou consommer une boisson édulcorée. Face à ce choix, seule une minorité de rats développe une préférence pour la prise de cocaïne.

Nos résultats électrophysiologiques montrent que cette préférence est déterminée par la taille relative de la population neuronale qui représente ce comportement dans l’OFC : plus cette taille est large par rapport à la population neuronale codant l’autre option, plus la préférence pour le comportement de prise de cocaïne est forte. Selon notre hypothèse générale, une plus grande taille conférerait à la population neuronale codant la prise de cocaïne un avantage sélectif pour gagner la compétition qui l’oppose aux autres populations neuronales au moment du choix, expliquant ainsi la préférence pour la drogue chez les individus vulnérables.

 

20/03/18