Les commotions cérébrales, une épidémie de moins en moins silencieuse

Source Journal LeMonde.fr / LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 05.03.2018 à 10h46 Par Pascale Santi.

…Le hockeyeur canadien Steve Montador, mort en 2015 à l’âge de 36 ans. Lui aussi a légué son cerveau à la science. L’analyse de celui-ci a révélé une encéphalite chronique, affection rare due aux nombreux chocs à la tête que le joueur avait subis. Les sports d’hiver sont à haut risque pour le cerveau, particulièrement les sports rapides et ceux impliquant de nombreux contacts physiques, comme le hockey sur glace.

D’autres disciplines sont concernées par le problème, comme le football américain et le rugby. En janvier, lors de son premier match de Top 14, l’ailier clermontois de 18 ans Samuel Ezeala a été rudement sonné. Victime d’un choc à la tête, il est resté inconscient pendant de longues secondes. Les soigneurs ont dressé des draps blancs autour de lui pour masquer l’intervention des services médicaux….

L’enjeu est d’importance. Car « si la majorité des commotions cérébrales sont bénignes, elles sont souvent cachées. Et s’il existe des règles dans les tournois professionnels, les problèmes restent généralement masqués pour les matchs amateurs », note Philippe Decq, chef du service de neurochirurgie de l’hôpital Beaujon, à Clichy (Hauts-de-Seine), qui travaille – à titre bénévole – pour la Fédération française de rugby. La plupart du temps, voulant rester sur la pelouse, les joueurs eux-mêmes minimisent le choc. Exactement ce qu’il ne faut pas faire, avertissent les médecins. Philippe Decq insiste : « Lorsqu’un joueur est groggy, nauséeux, a des vertiges, il doit sortir du terrain. Et le risque est d’autant plus grand que le joueur est jeune. »….

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03/01/19