La synapse tétrapartite, impliquée dans la schizophrénie

Source:  le JIM Dct Alain Cohen

Il a notamment été montré, précisent les chercheurs, que certaines molécules, les protéoglycanes de chondroïtine-sulfate (constituants essentiels de la matrice extracellulaire) sont « synthétisées principalement par des cellules gliales » et forment des agrégats périsynaptiques (réseaux périneuronaux) « modulant la signalisation et la plasticité synaptiques pendant le développement postnatal et à l’âge adulte. » Convergeant avec d’autres résultats, les travaux des auteurs montrent la présence d’« anomalies marquées » dans plusieurs sites du cerveau, en cas de schizophrénie. Ces troubles à l’échelle histologique semblent affecter « la matrice extracellulaire, y compris les réseaux périneuronaux », ainsi que les populations de cellules gliales, et en particulier la synthèse des protéoglycanes de chondroïtine-sulfate.

S’il reste encore difficile de démêler formellement dans la schizophrénie les écheveaux respectifs des causes et des conséquences histopathologiques, ce nouveau concept d’interactions complexes entre les quatre acteurs de la synapse propose une confirmation de l’implication cruciale d’un dysfonctionnement dès le niveau synaptique, comme processus sous-jacent des troubles cliniques.

RÉFÉRENCE
Chelini G et coll.: The tetrapartite synapse: a key concept in the pathophysiology of schizophrenia. European Psychiatry, 2018; 50: 60–69.

19/06/18