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Gestion des déchets à l’université

A l’occasion de la Semaine européenne de la réduction des déchets du 22 au 26 novembre 2021, le point sur la gestion des déchets à l’université de Bordeaux avec Maxime Paschini, référent gestion des déchets dangereux et conseiller sécurité transports matières dangereuses au sein du Service prévention des risques – gestion des déchets dangereux du Pôle Patrimoine & Environnement.

Produits en grand partie par les laboratoires de recherche sur l’ensemble des campus, les déchets dangereux sont classés en 5 catégories :
chimiques (solvants, acides, bases, huiles usagées, explosifs, bouteilles de gaz, peintures….), biologiques (les fameux DASRI soit les déchets d’activités de soins à risques infectieux – cadavres d’animaux, seringues, sang et souillures, OGM, médicaments…), radioactifs, amiante, équipements électrique et électronique (ou DEEE : matériel informatique, piles cartouches d’encre, toners, ampoules…)

A l’université de Bordeaux, la production des déchets dangereux est importante et récurrente. La gestion de ces différentes typologies nécessite par conséquent une organisation scrupuleuse. « En 2019 nous avons produit 110 tonnes de déchets chimiques, 105 tonnes de biologiques et 32 tonnes de DEEE. L’éventail est énorme même à l’intérieur de chaque catégorie. C’est assez complexe, mais notre procédure générale couvre 97% de la gestion de ces déchets » déclare Maxime Paschini, référent gestion des déchets dangereux et conseiller sécurité transports matières dangereuses au sein du Service prévention des risques – gestion des déchets dangereux du Pôle Patrimoine & Environnement.

Un circuit balisé

A chaque typologie de déchet, correspond un circuit et un prestataire spécialisé pour le traitement. De façon générale, une fois emballés et étiquetés dans conditionnements dédiés, les déchets sont déposés dans des lieux de stockage bien précis dans lesquels sont assurées des permanences périodiques.  « Les déchets sont ensuite acheminés vers des centres de traitements, sont parfois reconditionnés puis incinérés (chimiques et biologiques) ou enfouis (amiante). Ceux qui sont incinérés sont valorisés énergétiquement en créant de l’électricité ou de la vapeur sous pression avec la chaleur issue de la combustion. Les DEEE sont démantelés puis recyclés » précise Maxime Paschini.

Tri et valorisation pour les déchets non dangereux

Les déchets non dangereux regroupent quant à eux l’ensemble des déchets « industriels banals » (DIB) dit aussi « ménagers » c’est-à-dire le papier-carton, métal, verre, textile, plastique, bois, végétal, etc. « Le tri est proposé systématiquement à l’extérieur des bâtiments via des grands bac de 700L mais plus partiellement au sein des bureaux qui ne sont pas encore tous équipés de corbeilles double tri » explique Maxime Paschini.

« Il faudrait également élargir le tri à d’autres flux comme le plastique, les canettes… » La majorité de ces déchets est acheminée vers le Centre de traitement de Bègles qui reçoit également les déchets de Bordeaux Métropole. Ils sont incinérés pour les trois-quarts d’entre eux (déchets en mélange) puis valorisés sous forme de production d’énergie (équivalent de la consommation annuelle en électricité de 239 habitants).

Le quart restant (déchets verts, matières minérales, le bois, métal, papier carton) est traité et valorisé spécifiquement « les papiers sont rachetés par des papeteries, à titre d’exemple – 1 tonne de papier vaut 120 euros –   le verre à des verriers, les déchets verts sont compostés… » précise-t-il.

Nous sommes bien organisés mais nous avons encore une marge de progression. Il faudrait consommer moins.

« Concernant les déchets dangereux, cela passe par la mutualisation des outils scientifiques, la conservation et la redistribution du matériel informatique par exemple. Mais nos pistes d’amélioration concernent surtout les déchets non dangereux pour lesquels nous devons absolument augmenter le pourcentage de tri. Pour les papiers cartons, l’objectif serait qu’ils représentent 35 à 40% de nos DIB au lieu de 20 à 25% aujourd’hui. La mise en œuvre de la feuille de route des Transitions à l’université de Bordeaux devrait nous aider à aller dans ce sens » conclut Maxime Paschini.

Source

https://www.u-bordeaux.fr/

24/11/21