Lieu : Module 1.2 (au-dessus du R.U. , Campus Carreire)
Langue de la soutenance : Français
Christophe Gauld
SANPSY
Thèse sous la direction du Pr Jean-Arthur Micoulaud-Franchi
Titre
Applications cliniques et neuroscientifiques des réseaux de symptômes : sémiologie, dynamique, intervention et explication
Résumé
Ce travail explore les apports cliniques et neuroscientifiques d’une approche translationnelle visant à articuler pratiques cliniques, et données neuroscientifiques et issues de la sémiologie médicale. Il s’appuie sur des outils issus des sciences computationnelles, et notamment sur l’analyse relationnelle des symptômes, afin de proposer un cadre de travail permettant de structurer la sémiologie médicale au-delà de la nosologie traditionnelle. En partant en effet du constat des limites explicatives et pratiques des catégories diagnostiques, en proposant de concevoir les troubles comme des systèmes de symptômes en interaction, ce travail cherche à analyser de manière formelle et rigoureuse les relations, les dynamiques temporelles, les réponses aux interventions et les liens avec les mécanismes neurobiologiques.
De fait, quatre dimensions centrales de la sémiologie sont étudiées à travers des applications empiriques dans différents champs médicaux. Premièrement, la dimension relationnelle est explorée en santé du sommeil, afin d’identifier des symptômes centraux et stables selon l’âge et le sexe. Deuxièmement, la dimension dynamique est examinée en addictologie, à partir de données d’évaluation écologique momentanée, pour analyser le rôle du craving au sein de différentes trajectoires de symptômes. Troisièmement, la dimension interventionnelle est abordée en psychiatrie à travers l’étude de la catatonie, afin de caractériser l’impact sémiologique de traitements pharmacologiques agissant sur l’axe veille-sommeil. Enfin, quatrièmement, la dimension explicative est illustrée en épileptologie par l’intégration de réseaux sémiologiques et de données électrophysiologiques.
En articulant modélisation computationnelle, clinique et neurosciences, cette thèse défend finalement l’idée d’une « science des symptômes » fondée sur l’analyse des relations et des dynamiques, et propose un modèle explicatif minimal visant à soutenir une pratique clinique plus précise et individualisée.
Mots-clés : réseaux de symptômes, sémiologie, neurosciences computationnelles, dynamique des troubles, modélisation clinique.
Jury
- Jean-Arthur Micoulaud-Franchi (professeur des universités-praticien hospitalier de physiologie, Université de Bordeaux, directeur de thèse)
- Carmen Schröder (professeure des universités-praticienne hospitalière de pédopsychiatrie, Université de Strasbourg, rapporteure)
- Bruno Falissard (professeur des universités-praticien hospitalier de biostatistiques, Université Paris-Saclay, rapporteur)
- Jasmina Mallet (professeure des universités-praticienne hospitalière de psychiatrie, Université d’Orléans, examinatrice)
- Yannick Morvan (professeur des universités de psychologie, Université Paris Nanterre, examinateur)
- Gwenaëlle Catheline (directrice d’études au CNRS, Université de Bordeaux, membre invitée)
- Pierre-Alexis Geoffroy (professeur des universités-praticien hospitalier de psychiatrie, Université Paris Cité, membre invité)
