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Soutenance de thèse – Carmen Guerreiro Marquez

vendredi 18 décembre

Lieu : Centre Broca

Thèse soutenue en anglais


Carmen Guerreiro Marquez
IMN
Equipe : Dynamique des réseaux de l’apprentissage procédural
Thèse dirigée par Arthur Leblois

Titre

Organisation fonctionnelle de la boucle ganglions de la base-thalamocorticale chez les diamants mandarins : de la topographie aux corrélats de la variabilité du chant

Abstract

L’apprentissage sensorimoteur (ASM) est essentiel à l’acquisition et à la maîtrise de la grande diversité d’habiletés motrices que nous utilisons au quotidien. Faire du vélo, jouer d’un instrument, chanter ou danser en sont des exemples emblématiques : ces habiletés ne sont jamais innées, mais s’affinent par la répétition et la pratique. Ce processus repose sur la coordination précise des mouvements par des circuits neuronaux dédiés, parmi lesquels la boucle ganglions de la base–thalamo–corticale (BGT) joue un rôle central dans l’apprentissage moteur chez les vertébrés. L’apprentissage par renforcement (AR) est considéré comme un mécanisme sous-jacent à ce processus, y compris pour l’acquisition de la parole chez l’humain.

Les oiseaux chanteurs constituent un modèle puissant pour étudier l’apprentissage d’habiletés. Les juvéniles apprennent leur chant par imitation par essais et erreurs d’un tuteur adulte, grâce à un système de chant spécialisé composé d’une boucle BGT et d’une voie motrice corticale. Au sein de ce système, le noyau magnocellulaire latéral du nidopallium antérieur (LMAN), sortie corticale de la boucle BGT, injecte de la variabilité dans la production du chant via ses projections vers la voie motrice. Les modèles d’AR proposent que le LMAN envoie également une copie d’efférence de ces variations à l’Aire X, le noyau des ganglions de la base du système de chant, homologue du striatum et du pallidum des mammifères. Cependant, l’organisation fonctionnelle du LMAN et de l’Aire X, ainsi que la manière dont ils codent la variabilité vocale, restent mal comprises.

Pour y répondre, nous avons combiné des enregistrements électrophysiologiques in vivo à grande échelle, chroniques et aigus, chez le diamant mandarin afin d’examiner la connectivité fonctionnelle et les dynamiques neuronales dans le LMAN et l’Aire X pendant le chant. Nos résultats suggèrent que la variabilité du chant n’est pas codée par des neurones individuels, mais émerge de l’activité coordonnée de populations neuronales dans les deux noyaux. Nous identifions également des canaux fonctionnels organisés topographiquement entre le LMAN et l’Aire X, susceptibles de véhiculer des signaux de variabilité motrice. Ensemble, ces résultats éclairent la façon dont les circuits BGT représentent les caractéristiques vocales.

Mots-clés

Apprentissage sensorimoteur, Oiseaux chanteurs, Électrophysiologie, Neurosciences computationnelles

Jury

Sanne Moorman (University of Groningen),
Matias Goldin (Institut de la Vision),
Marc Schmidt (University of Pennsylvania),
Evan Harrell (Interdisciplinary Institute for Neuroscience),
Daniela Vallentin (Max Planck Institute for Biological Intelligence),
Catherine Le Moine (Institut de Neurosciences Cognitives et Intégratives d’Aquitaine)

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Détails

Date :
vendredi 18 décembre
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