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Entretien : Maddalena Balia

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L’équipe d’Arne Battefeld (« Pathophysiologie des interactions neurone-oligodendrocyte » à l’IMN) a été créée en 2018, grâce au programme « Neurocampus » de la Région Nouvelle-Aquitaine. Nous avons rencontré la toute nouvelle recrue, Maddalena Balia.

Bordeaux Neurocampus : Quels sont les enjeux de la recherche de l’équipe d’Arne Battefeld, que vous venez de rejoindre ?

Maddalena Balia : Les oligodendrocytes sont des cellules gliales (l’autre famille de cellule, avec les neurones, qui composent le système nerveux) produisant la gaine de myéline qui protège l’axone (en savoir plus sur le rôle de la myéline : lejournal.cnrs.fr) et permet le bon fonctionnement neuronal. Dans certaines maladies dégénératives, comme la sclérose en plaque, le dysfonctionnement ou la perte d’oligodendrocytes impactent de façon sévère le bon fonctionnement du système nerveux. Par conséquent, il est primordial de comprendre la physiologie de ces cellules et comment elles interagissent avec leur environnement. Nous cherchons quel est leur impact sur les neurones, et réciproquement.

Vous étiez en postdoc à Londres. Qu’est-ce qui vous a poussée à intégrer l’équipe de Arne Battefeld ?

Suite à ma thèse sur la synapse entre interneurones et précurseurs d’oligodendrocytes, il m’avait été recommandé d’approfondir mes connaissances sur les neurones, opportunité qui m’a été offerte dans le laboratoire de Beatriz Rico (King’s College London). Elle m’a proposée de contribuer à une étude sur la connectivité des interneurones. En combinant nos expertises respectives, nous avons ensuite développé un projet sur la myélinisation des interneurones. J’ai énormément appris durant ces trois années de postdoc, mais j’ai surtout réalisé que mon intérêt est définitivement dans l’interaction neurone-glie. En cherchant un nouveau laboratoire pour poursuivre dans cette ligne de recherche, j’ai alors eu connaissance du projet de postdoc proposé par  d’Arne Battefeld. J’ai tout de suite été très intéressée, car non seulement nous avons actuellement les mêmes intérets de recherche, mais nous avons aussi tous les deux toujours gravité autout de l’interaction neurone-glie, avec des compétences complémentaires. Tout ceci laisse présager une collaboration fructueuse.

Pourriez-vous décrire votre parcours aux étudiants qui nous lisent ?

J’ai un début un peu particulier parce qu’après un bac littéraire, j’ai effectué une remise à niveau scientifique d’un an à l’université Paris 11 à Orsay, la Préparation Au Cursus Scientique année 0 (PSC0). Je dois souligner ici que la PSC0 a été une incroyable opportunité pour moi et forme extrêmement bien aux études universitaires. Suite à cela, j’ai acquis une licence de biologie et un master de neuroscience, toujours à Paris 11. J’y ai développé mon amour pour la neurophysiologie et les cellules gliales, ce qui a motivé mon stage de Master 2 puis ma thèse dans le laboratoire de Maria Cecilia Angulo à l’université Paris Descartes J’ai poursuivi avec un premier postdoc dans le laboratoire de Beatriz Rico au King’s College London, et maintenant un second dans le laboratoire de Arne Battefeld.

C’est donc votre stage de M2 qui vous a définitivement orientée vers les neurosciences ?

Oui, même si mon intérêt avait déjà été façonné dès la L3, avec les enseignements de neurosciences donnés par Micaela Galante et Hervé Daniel au cours de ma licence et master. Durant l’été entre la L3 et le M1, j’ai fait un stage dans leur laboratoire, où j’ai vraiment découvert l’éléctrophysiologie, les cellules gliales et leurs interactions avec les neurones. Mais la personne qui m’a le plus façonnée en tant que neurobiologiste est ma directrice de thèse, Maria Cecilia Angulo, qui pour moi est un modèle de chercheur.

Propos reccueillis par Nathan Florent


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Catégorie(s) : Portraits et entretiens

01/07/20