{"id":179832,"date":"2025-01-21T13:49:03","date_gmt":"2025-01-21T12:49:03","guid":{"rendered":"https:\/\/www.bordeaux-neurocampus.fr\/?p=179832"},"modified":"2025-01-24T13:22:22","modified_gmt":"2025-01-24T12:22:22","slug":"entretien-anne-louise-ponsonby","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.bordeaux-neurocampus.fr\/en\/entretien-anne-louise-ponsonby\/","title":{"rendered":"Entretien : Anne-Louise Ponsonby"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/www.u-bordeaux.fr\/actualites\/visiting-scholars-des-collaborations-internationales-facilitees\">Source : Site web de l&#8217;universit\u00e9 de Bordeaux<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<figure id=\"attachment_179835\" aria-describedby=\"caption-attachment-179835\" style=\"width: 360px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/www.bordeaux-neurocampus.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/ponsonby-landry-ub-360x257.jpg\" rel=\"lightbox[179832]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-179835 size-medium\" src=\"https:\/\/www.bordeaux-neurocampus.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/ponsonby-landry-ub-360x257.jpg\" alt=\"Marc Landry et Anne-Louise Ponsonby \u00a9 universit\u00e9 de Bordeaux\" width=\"360\" height=\"257\" srcset=\"https:\/\/www.bordeaux-neurocampus.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/ponsonby-landry-ub-360x257.jpg 360w, https:\/\/www.bordeaux-neurocampus.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/ponsonby-landry-ub.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 360px) 100vw, 360px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-179835\" class=\"wp-caption-text\">Marc Landry et Anne-Louise Ponsonby \u00a9 universit\u00e9 de Bordeaux<\/figcaption><\/figure>\n<p>Anne-Louise Ponsonby, \u00e9pid\u00e9miologiste et m\u00e9decin de sant\u00e9 publique, dirige le service de neuro\u00e9pid\u00e9miologie de l&#8217;Institut Florey des neurosciences et de la sant\u00e9 mentale \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 de Melbourne en Australie. Elle a effectu\u00e9 fin 2024 une mobilit\u00e9 de trois mois au sein de l\u2019Institut des maladies neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives (IMN), dans le cadre du projet PsyCoMed encadr\u00e9 par Marc Landry.<\/p>\n<p>PsyCoMed (<em>Psychiatric disorders and Comorbidities caused by pollution in the Mediterranean area<\/em>) est un consortium euro-m\u00e9diterran\u00e9en de 13 partenaires coordonn\u00e9 par l\u2019universit\u00e9 de Bordeaux. Il a pour objectif de caract\u00e9riser le r\u00f4le des polluants anthropiques dans la r\u00e9gion m\u00e9diterran\u00e9enne en tant que facteur de risque de troubles neuropsychiatriques et de comorbidit\u00e9 et de d\u00e9terminer le r\u00f4le des r\u00e9ponses neuro-inflammatoires dans la progression de la maladie.<\/p>\n<h3>Comment a commenc\u00e9 cette collaboration et en quoi consiste votre travail de recherche ?<\/h3>\n<p>Mon h\u00f4te Marc Landry avait d\u00e9j\u00e0 des collaborations et des co-publications avec l\u2019institut Florey notamment sur la douleur et la s\u00e9dation. J\u2019ai fait sa connaissance lors de sa visite \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Melbourne car on s\u2019int\u00e9ressait tous les deux aux troubles de l\u2019attention et l\u2019hyperactivit\u00e9. Quand son champ de recherche s\u2019est \u00e9tendu \u00e0 la pollution par les plastiques et ses effets sur la sant\u00e9 humaine, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 invit\u00e9e \u00e0 pr\u00e9senter les travaux de mon groupe de recherche \u00e0 une r\u00e9union du consortium et puis notre collaboration a d\u00e9marr\u00e9.<\/p>\n<p>Mon \u00e9quipe fait de la recherche sur les cons\u00e9quences de la pollution plastique pour sur la sant\u00e9 humaine depuis quelques ann\u00e9es. Mes travaux r\u00e9cents portent sur l&#8217;exposition pr\u00e9natale aux produits chimiques issus des plastiques et ses effets sur le d\u00e9veloppement neurologique de l\u2019enfant. Nous sommes l&#8217;un des rares groupes de recherche \u00e0 disposer d&#8217;une grande cohorte m\u00e8re-enfant, avec de multiples mesures \u00ab omiques \u00bb, telles que l&#8217;\u00e9pig\u00e9nomique, suivie depuis 10 ans. Par cons\u00e9quent je voudrais partager mes connaissances avec les chercheurs qui d\u00e9butent dans ce domaine. Je travaille aussi avec d\u2019autres cohortes europ\u00e9ennes. J\u2019ai fait un lien entre le projet PsyCoMed et le consortium ENDpoiNTs (<em>Novel testing methods for endocrine disruption linked to developmental neurotoxicity<\/em>) dont l\u2019institut Florey est partenaire.<\/p>\n<p>Je m\u2019int\u00e9resse beaucoup \u00e0 l\u2019analyse des donn\u00e9es, la fa\u00e7on dont de multiples facteurs agissent ensemble dans l\u2019apparition d\u2019une maladie. Nous avons travaill\u00e9 sur un possible lien entre l\u2019exposition pr\u00e9natale aux polluants plastiques et l\u2019autisme chez l\u2019enfant. Mais la raison pour laquelle un enfant est n\u00e9 avec l\u2019autisme peut \u00eatre multifactorielle. Les futurs parents peuvent habiter dans un endroit avec une forte pollution atmosph\u00e9rique, pr\u00e9senter des facteurs de risque g\u00e9n\u00e9tiques etc. L&#8217;analyse de ces donn\u00e9es multifactorielles est un de mes projets actuels.<\/p>\n<p>Le Neurocampus de Bordeaux a beaucoup de chercheurs de haut niveau avec les comp\u00e9tences compl\u00e9mentaires aux miennes notamment en biologie mol\u00e9culaire et neurosciences. Donc, l\u2019\u00e9change de comp\u00e9tences et d\u2019expertise fonctionne dans les deux sens. \u00a0Un projet de recherche pluridisciplinaire implique une grande vari\u00e9t\u00e9 d&#8217;experts ayant des comp\u00e9tences diff\u00e9rentes. Nous devons unir nos forces pour rassembler les pi\u00e8ces du puzzle.<\/p>\n<h3>Est-ce que l\u2019on peut \u00e9viter la pollution plastique ?<\/h3>\n<p>En tant que chercheurs, nous pouvons faire une campagne de sensibilisation pour informer la population sur l\u2019exposition dont elle peut \u00e9chapper. Par exemple, \u00e9viter de chauffer les aliments dans les contenants en plastique. Cependant, le plastique est omnipr\u00e9sent dans nos soci\u00e9t\u00e9s et il n\u2019est pas possible de l\u2019\u00e9viter compl\u00e9tement individuellement. Nous avons besoin de donn\u00e9es scientifiques solides sur ce qui est s\u00fbr et ce qui ne l&#8217;est pas, afin que les gouvernements puissent r\u00e9glementer l&#8217;exposition de la population aux polluants plastiques.<\/p>\n<p>La majorit\u00e9 des polluants agissent comme des pro-oxydants. Notre recherche consiste \u00e0 \u00e9tudier on pourrait augmenter le niveau des anti-oxydants dans le corps pour essayer de contrebalancer les effets n\u00e9gatifs des polluants. C\u2019est un des objectifs de PsyCoMed.<\/p>\n<p>Nous vivons dans une \u00e9poque tr\u00e8s stimulante pour la science. Nous disposons d\u2019une multitude d\u2019outils non invasifs pour faire du biomonitoring des populations. Cela nous permet de mettre le doigt sur une probl\u00e9matique et d\u2019en informer la population et les autorit\u00e9s pour prendre des mesures. Par exemple, gr\u00e2ce aux recherches on a pu d\u00e9tecter les trous dans la couche d\u2019ozone et identifier les agents chimiques d\u00e9terminants, puis prendre les mesures via le protocole de Montr\u00e9al de 1987 pour la prot\u00e9ger en interdisant les produits chimiques identifi\u00e9s. Ces efforts se sont av\u00e9r\u00e9s payants et la couche d\u2019ozone est sur la voie de r\u00e9tablissement. Nous esp\u00e9rons le m\u00eame sc\u00e9nario pour le plastique gr\u00e2ce au trait\u00e9 mondial contre la pollution plastique.<\/p>\n<h3>Comment s\u2019est pass\u00e9e votre mobilit\u00e9 ?<\/h3>\n<p>Vraiment tr\u00e8s bien ! Faire de la collaboration internationale en Australie n\u2019est pas toujours facile. Je participe souvent aux r\u00e9union et conf\u00e9rences pendant la nuit ou dois faire 20 heures de voyage en avion pour voir mes coll\u00e8gues. Ces 3 mois de pr\u00e9sence m\u2019ont permis d\u2019\u00e9changer avec mes coll\u00e8gues bordelais et europ\u00e9ens plus facilement et de nouer de nouvelles collaborations. Je remercie l\u2019universit\u00e9 de Bordeaux pour cette opportunit\u00e9 professionnelle !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Fin 2024, elle a effectu\u00e9 une mobilit\u00e9 de trois mois au sein de l\u2019IMN<\/p>\n","protected":false},"author":108,"featured_media":179834,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[764,321,778],"tags":[],"class_list":["post-179832","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-international-collaborations","category-interview","category-relations-internationales-en"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.bordeaux-neurocampus.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/179832","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.bordeaux-neurocampus.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.bordeaux-neurocampus.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.bordeaux-neurocampus.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/108"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.bordeaux-neurocampus.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=179832"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.bordeaux-neurocampus.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/179832\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":179990,"href":"https:\/\/www.bordeaux-neurocampus.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/179832\/revisions\/179990"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.bordeaux-neurocampus.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/179834"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.bordeaux-neurocampus.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=179832"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.bordeaux-neurocampus.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=179832"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.bordeaux-neurocampus.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=179832"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}