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Guillaume Ferreira et al. dans eNeuro

Un régime riche en graisse modifie le système de récompense...

Impact of Early Consumption of High-Fat Diet on the Mesolimbic Dopaminergic System. Naneix F, Tantot F, Glangetas C, Kaufling J, Janthakhin Y, Boitard C, De Smedt-Peyrusse V, Pape JR, Vancassel S, Trifilieff P, Georges F, Coutureau E, Ferreira G.
eNeuro. 2017 Jun 1;4(3). pii: ENEURO.0120-17.2017. doi: 10.1523/ENEURO.0120-17.2017. eCollection 2017 May

Une Publication NutriNeuro (Guillaume Ferreira / Pierre Trifilieff) en collaboration avec l'INCIA (Etienne Coutureau) et l'IMN (François Georges)



Exposure to high-fat diet from childhood may increase the sensitivity of the dopamine system later in adulthood, according to a study in rats published in eNeuro. The research describes potential mechanisms that, if translated to humans, may drive people to seek foods that contribute to obesity. Dopamine is a neurotransmitter that plays an important role in sensitization — the process by which repeated administration of a reward, being pharmacological such as amphetamine or natural such as a highly palatable food, causes an increase in response for the reward. In this study, Guillaume Ferreira and colleagues investigated the effects of high-fat diet exposure on sensitization to amphetamine, a psychostimulant acting through the dopamine system. The authors found that rats fed a high-fat diet for three months, from weaning to adulthood, exhibited increased locomotor activity in response to a second injection of amphetamine, as well as increased activity of dopamine cells in the ventral tegmental area (VTA) and dopamine release in the nucleus accumbens (NAc). These findings reveal that the development of the VTA-NAc pathway during adolescence is influenced by a high-fat diet, which may lead to long-term changes in reward-seeking behavior.


Source Université de Bordeaux
Un comportement identique chez l'Homme ?

En administrant aux animaux de l’amphétamine, un psychostimulant agissant sur le système de la dopamine, les chercheurs ont activé le circuit de récompense et ont ainsi révélé des différences entre les animaux obèses et témoins. En effet, par rapport aux animaux témoins, les animaux obèses montrent une accélération de leur sensibilisation à l’amphétamine avec une augmentation non seulement de leur activité locomotrice en réponse à cet agent mais aussi de l’activation du système dopaminergique (se traduisant par une augmentation de l’activité des neurones produisant et libérant la dopamine dans le cerveau des animaux obèses).

Si ces mécanismes s’avèrent identiques chez l’Homme, ces résultats montreraient qu’une alimentation riche en graisse (pendant l’enfance et l’adolescence), conduisant au surpoids et à l’obésité, influence ce système de récompense. Compte-tenu de l’importance du système dopaminergique dans la motivation, ces effets pourraient conduire à des changements significatifs sur le long terme dans le comportement de recherche des récompenses, en particulier en augmentant la réponse à des signaux associés à des récompenses alimentaires comme cela a été montré chez des personnes obèses.


Guillaume Ferreira/ NutriNeuro/ Bordeaux Neurocampus/ Unité nutrition et neurobiologie Intégrative (Inra – Université de Bordeaux – Bordeaux INP) (guillaume.ferreira @ u-bordeaux.fr)
Dernière mise à jour le 08.06.2017