Aller au contenuAller au menuAller à la recherche

Séminaire - Journée Bertrand BlochUn symposium réunissant une douzaine de conférenciers venus de plusieurs pays pour rendre hommage à sa carrière

Abstract :

Le programme  de la journée....  ensuite la carrière de Bertrand Bloch
Dans le but de lui rendre hommage, un colloque a eu lieu ce Vendredi 22 Novembre 2013  à l’Université de Bordeaux 2 dans le grand amphitheatre de l'Isped. A cette occasion, le comité organisateur a fait appel à ses anciens Maitres et Amis, qui chacun rappela quelques souvenirs de leur parcours commun. La finalité était plus conviviale que scientifique .... voir ci dessous les photos des intervenants...










Bertrand BLOCH

Bertrand Bloch a réalisé ses études de médecine et de sciences à l’Université de Franche-Comté-Besançon à partir de 1969 ; durant ses études, puis comme assistant et Maître de Conférences, il y débute ses recherches dans le laboratoire du Pr C. Bugnon. C’est l’époque des premiers travaux de neuroanatomie moléculaire d’immunohistochimie qui permettent pour la première fois la description anatomique des systèmes peptidergiques du complexe hypothalamo-hypophysaire en particulier ceux produisant les facteurs hypophysiotropes et les endorphines. Il contribue dans ses premiers travaux à la description de ces systèmes chez l’animal et chez l’homme, en particulier les neurones producteurs de Gn-RH au cours du développement, ainsi qu’à la caractérisation des neurones producteurs de pro-opiomélanocortine.

En 1982 et 1983, Bertrand Bloch rejoint les laboratoires de Roger Guillemin, découvreur des facteurs hypophysiotropes, et de Floyd Bloom à l’Institut Salk (San Diego, Californie). Il y poursuit ses travaux de neurohistologie conduisant en particulier à la description des neurones production de somatocrinine chez l’animal et chez l’homme. Il y met au point et développe des stratégies d’hybridation « in situ » appliquées à l’analyse du système nerveux central. Sur ces bases, à son retour à l’Université de Franche-Comté, puis à la suite de sa nomination comme Professeur d’Histologie-Embryologie au C.H.U de Bordeaux en 1988 , il développe sa propre équipe dont les recherches sont consacrées à l’étude des bases cellulaires et moléculaires des interactions neuronales dans le complexe hypothalamo-hypophysaire puis dans les ganglions de la base, en particulier dans le striatum et la substance noire.

Ces travaux, constituent la base de l’équipe Université-CNRS qu’il constitue au sein du laboratoire de B. Dufy à l’Université V. Ségalen à Bordeaux puis de l’UMR CNRS « Interactions Neuronales et Comportements » qu’il crée en 1995 avec les équipes de C. Mulle et de L. Stinus. A partir de 1990, les travaux de son équipe, menés en particulier avec C. Le Moine, M. Jaber, V. Bernard I. Aubert, I. Caillé ; C. Brana, F. Georges, B. Dumartin, G. Charron, F. Gonon, E. Normand, M.L Martin-Négrier, M.C Fournier, E. Doudnikoff, I. Ghorayeb et F. Tison sont consacrés à la compréhension des bases cellulaires et moléculaires de l’action des neurotransmetteurs (en particulier de la dopamine et de l’acétylcholine) dans les ganglions de la base chez l’animal et chez l’homme.

Ces travaux, faisant appel aux stratégies d’imagerie moléculaire, (immunohistochimie, hybridation « in situ », microscopie électronique, analyse d’images) conduisent à la description topologique des systèmes neuronaux exprimant les récepteurs de différents neurotransmetteurs en particulier la dopamine, la description de leur réactivité moléculaire en réponse aux perturbations de leur environnement à travers l’analyse de l’expression des gènes qu’ils expriment et aux premières mises en évidence d’un trafic intraneuronal de ces récepteurs comme réponse adaptative aux modifications de l’environnement neuronal.

Au cours des années 2000, les interactions nouées avec le laboratoire de B. Bioulac, et en particulier avec Erwan Bezard conduisent à des travaux collaboratifs, en particulier chez le primate dans différents modèles animaux de la maladie de Parkinson dont le singe MPTP. Le développement de l’équipe dirigée par E. Bézard, puis la création par ce dernier de l’Institut des Maladies Neurodégénératives conduisent à l’intégration de ces stratégies dans des problématiques translationnelles plus larges visant à comprendre les bases des dysfonctionnements de la communication interneuronales dans la maladie de Parkinson.

Parmi les travaux menés dans ce cadre, les tentatives de compréhension des altérations du trafic intraneuronal des récepteurs de la dopamine au cours de l’histoire naturelle de la maladie de Parkinson et au cours des dyskinésies DOPA induites et la contribution du protéasome à la régulation du trafic intraneuronal de ces récepteurs.

Durant sa carrière académique, Bertrand Bloch a par ailleurs assuré des charges et responsabilités d’enseignement en faculté de médecine et sciences parmi lesquelles l’enseignement d’histologie-embryologie cytologie en premier cycle d’études médicales à l’université de Franche-Comté et de Besançon. Il a fait partie en 1991 de la première promotion de l’Institut Universitaire de France (membre junior : (Neuroanatomie Moléculaire).


Communications Fédération Bordeaux Neurocampus/ Yves Deris 

Yves Deris (yves.deris @ inserm.fr)