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Thèse Joanna Mikita

"Activation des monocytes et macrophages dans la sclerose en plaques et son modele animal eae."

Le 10 décembre 2008

Résumé

Les monocytes et macrophages sont des acteurs polyvalents du processus neurodégénératif inflammatoire dans la Sclérose En Plaques (SEP) et son modèle animal l’Encéphalomyélite Autoimmune Expérimentale (EAE). Pour comprendre le rôle des monocytes dans l’évolution de la SEP, les profils d’activation pro-inflammatoire M1 et immuno-modulateur M2 de patients atteints de SEP ont été analysés. Cela a mis en évidence une sous-expression des marqueurs de l’immuno-modulation M2, indépendemment de l’évolution de la maladie ou des traitements appliqués. De plus, cette inhibition est associée à l’activité inflammatoire intra-cérébrale ; en effet, le niveau d’expression de la chimiokine CCL22 est négativement corrélé aux rechutes chez les patients atteints de la forme à rechutes.
Pour comprendre ce phénomène, les différents phénotypes inflammatoires des monocytes et macrophages ont été étudiés dans le modèle d’EAE à rechutes chez le rat Dark Agouti. Dans ce modèle existent des différences inter-individuelles de gravité de la maladie, permettant une analyse comparée de l’EAE à rechute (forme sévère) et de l’EAE monophasique (forme légère). Les données obtenues, d’une part sur les cellules myéloïdes présentes dans les lésions du système nerveux central (SNC), d’autre part sur les monocytes du sang périphérique, montrent qu’un équilibre M1/M2 dans le sang et dans le SNC favorise le déroulement d’une EAE légère, tandis qu’un déséquilibre vers le phénotype pro-inflammatoire M1 est associé à l’apparition de la forme sévère. De plus, le traitement de rats sévèrement malades avec des monocytes activés in vitro vers le profil M2 supprime la rechute.
En parallèle, un autre aspect de l’infiltration de cellules d’origine sanguine dans le SNC a été abordé, en rapport avec les problèmes de non-remyélinisation observés chez certains patients atteints de SEP. Dans le modèle EAE, l’expression de l’enzyme déiodinase de type 3 supposée perturber la remyélinisation a été identifiée, essentiellement dans des granulocytes mais aussi dans des cellules myéloïdes.

Mots clés
monocytes, macrophages, activation cellulaire, sclérose en plaques, EAE


Mention Science Biologiques et Médicales

Discipline Neurosciences

Adresse du laboratoire
Equipe associée EA 2966, Université de Bordeaux 2, Bât. 1A - 2e ét. - Zone Nord, Case 78, 146 rue Léo Saignat, 33076 Bordeaux cedex

Focus

Joanna Mikita a préparé sa thèse sous la direction de Claudine Boiziau, dans l’équipe de : Neurobiologie des affections de la myéline , Equipe Université 2966 de Klaus Petry  Déséquilibre entre les phenotypes proinflammatoires et immunomodulateurs."

 




Equipe Klaus Petry

Jury

Pr. Jean-François Moreau President
Pr. Daniel Anthony Rapporteur
Dr. Gabriel GRAS Rapporteur
Dr. Jan-Pieter Konsman Membre invite
Dr. Klaus PETRY Membre invite
Dr. Claudine Boiziau DR

Publications récentes

Multiple sclerosis and its EAE rat model: who are “the good” and “the bad” activated monocytes / macrophages? – A REVIEW. J Mikita, K G Petry, C Boiziau. In preparation.


Loss of monocyte activation equilibrium in multiple sclerosis and EAE, and its restoration to suppress relapsing EAE. J Mikita, N Dubourdieu-Cassagno, M S.A. Deloire, M Biran, G Raffard, MH Canron, B Brochet, JM Franconi, C Boiziau & K G Petry. Submitted.


Type 3 deiodinase expression in inflammatory lesions in rat spinal cord during experimental allergic encephalomyelitis. A Boelen, J Mikita, C Boiziau, O Chassande, E Fliers, WM Wiersinga and KG Petry. In preparation.