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Thèse Cyril Rivat

Processus de sensibilisation à la douleur De la prévention aux traitements

Le 16 décembre 2003

Résumé

Notre travail de thèse a concerné l’étude du processus de sensibilisation à la douleur et l’étude de stratégies thérapeutiques permettant de prévenir ou de bloquer le développement d’un tel processus.
Par une approche comportementale réalisée chez le rat, nous avons montré qu’au-delà de son effet analgésique, une substance opioïde, telle que le fentanyl, amplifie l’hyperalgésie induite par une douleur de type inflammatoire. Le développement d’une hyperalgésie conduirait à un changement d’état qui serait facilité par les analgésiques opioïdes. Ce changement d’état serait associé à une sensibilisation latente à la douleur puisque des stimuli aussi bien nociceptifs (influx nociceptifs) que non nociceptifs (stress environnemental) induisent une exagération de l’hyperalgésie une fois les animaux revenus à une sensibilité normale à la douleur.
D’un point de vue thérapeutique, nous avons pu montrer que l’administration préventive d’un antagoniste des récepteurs NMDA, tel que la kétamine, s’oppose au développement de la sensibilisation induit par les influx nociceptifs et par le fentanyl. Toutefois l’utilisation clinique de ces molécules est limitée en raison de nombreux effets psychodysleptiques. Ainsi, nous avons montré qu’un régime déficient en polyamines, agents modulateurs positifs de l’activation des récepteurs NMDA, est capable non seulement de prévenir le développement du processus de sensibilisation mais également de traiter l’hyperalgésie induite par les douleurs neuropathiques et monoathritiques. Un tel régime est capable de restaurer l’effet analgésique d’une petite dose de morphine dans le modèle de douleur neuropathique, modèle connu pour être résistant aux effets des substances opioïdes.
Dénuées d’effets antinociceptifs, des stratégies thérapeutiques dites anti-hyperalgésiques, seraient capables de s’opposer au développement du processus de sensibilisation à la douleur, améliorant ainsi la prise en charge des douleurs qu’elles soient aiguës ou chroniques.

D’un point de vue thérapeutique, nous avons pu montrer que l’administration préventive d’un antagoniste des récepteurs NMDA, tel que la kétamine, s’oppose au développement de la sensibilisation induit par les influx nociceptifs et par le fentanyl. Toutefois l’utilisation clinique de ces molécules est limitée en raison de nombreux effets psychodysleptiques. Ainsi, nous avons montré qu’un régime déficient en polyamines, agents modulateurs positifs de l’activation des récepteurs NMDA, est capable non seulement de prévenir le développement du processus de sensibilisation mais également de traiter l’hyperalgésie induite par les douleurs neuropathiques et monoathritiques. Un tel régime est capable de restaurer l’effet analgésique d’une petite dose de morphine dans le modèle de douleur neuropathique, modèle connu pour être résistant aux effets des substances opioïdes.
Dénuées d’effets antinociceptifs, des stratégies thérapeutiques dites anti-hyperalgésiques, seraient capables de s’opposer au développement du processus de sensibilisation à la douleur, améliorant ainsi la prise en charge des douleurs qu’elles soient aiguës ou chroniques.


Focus

 

Cyril Rivat a préparé sa thèse dans le Laboratoire "Homéostasie-Allostasie-Pathologie" (EA 3666) sous la direction de Guy Simonnet.