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Un livre de Bernard Bioulac

Les Maladies Neurodégénératives: Prévenir, traiter, aider au quotidien

Le 11 octobre 2017


  Alzheimer, Parkinson, sclérose... Les maladies neurodégénératives. Prévenir, traiter, aider au quotidien / Editions Quae (17 euros en librairie)

Les auteurs sont: le Professeur Bernard Bioulac de l'Académie de Médecine et ancien directeur de la Fédération des Neurosciences de Bordeaux avec Corinne Soulay, journaliste scientifique. Préface de Jean Didier Vincent


 Des études le montrent : le risque de contracter la maladie d’Alzheimer est en baisse. Pour autant, 900 000 patients en sont aujourd’hui atteints en France. De son côté, la maladie de Parkinson touche 150 000 personnes, la sclérose en plaques 100 000. Comptez aussi plusieurs milliers pour la maladie de Charcot ou Huntington. Dans ce livre au style vivant et accessible, qui s’adresse tout autant aux patients qu’aux aidants, vous découvrirez les mécanismes mis en jeu dans ces maladies, les différents traitements, les espoirs de la recherche, mais aussi des pistes inattendues.

 Ci dessous  quelques extraits....

Alzheimer : quand on oublie qu’on oublie..

Une double-attaque de protéines Dans la maladie d’Alzheimer, l’ennemi vient à la fois de l’intérieur et de l’extérieur. Les coupables ? Deux protéines qui se dérèglent. D’abord, le cerveau du malade est progressivement envahi par la peptide bêta-amyloïde. Est-elle produite en excès ou insuffisamment dégradée par l’organisme? Le mécanisme reste encore flou. Toujours est-il que cette substance se dépose et s’agglutine entre les neurones…
….Je perds mes clés : c’est grave ? Vous avez 60 ans et vous oubliez régulièrement où vous rangez vos clés ou vos lunettes ? Pas de panique ! D’abord, certaines personnes ont toujours perdu leurs clés, même à 25 ans ! D’autre part, il est tout à fait normal de présenter des troubles de la mémoire en vieillissant. En fait, plus précisément, il s’agit surtout de troubles de l’attention…

…Et si on accompagnait notre maquereau grillé d’un bon verre de vin ? Ce n’est pas une boutade. L’étude PAQUID, qui a suivi 4000 Français, a montré qu’une consommation modérée de vin aurait un effet protecteur. Est-ce dû au resvératrol qu’il contient, une substance anti-oxydante qui préserverait les vaisseaux ? ….

….Bouger grâce à la kiné Bougez c’est la santé on vous dit ! Et même si la maladie est installée, c’est important. Alors tant que le patient le peut, il est encouragé à marcher régulièrement, faire de la gymnastique douce… A ce titre, une pratique emprunté aux Chinois et basée sur des séries de mouvements lents, le Tai-Chi-Chuan, semble avoir un impact particulièrement positif…..

Vivre avec la maladie de Parkinson

Nous sommes au IIe siècle après J.C., le médecin grec Galien fait la description d’un patient qu’il vient d’observer : tremblements, troubles de la posture, paralysie... Ça ne vous rappelle rien ? Il faudra pourtant attendre dix-sept siècles pour qu’en 1817, le médecin anglais James Parkinson….

Quelles sont les causes ?/ Les agriculteurs en première ligne…

…L’un a été particulièrement mis en cause : l’exposition à certains pesticides. Deux produits ont notamment été pointés du doigt dans une étude américaine publiée en 2011 dans la revue Environmental Health Perspectives. Il s’agit d’une part du paraquat, un herbicide de synthèse, et de la roténone, un insecticide issu de plantes tropicales. ….

Parkinson : Le malade qui ne ment jamais

…Les chercheurs ont fait passer un pet-scan à une trentaine de malades et une vingtaine de personnes en bonne santé. Objectif ? Analyser l’activité de leur cerveau pendant qu’ils devaient dire un mensonge. Sans surprise, le groupe témoin n’a eu aucun mal à raconter des cracs. Et pendant qu’ils débitaient leurs récits fantaisistes, les chercheurs ont remarqué que leur cortex préfrontal était particulièrement actif. Tout le contraire chez nos Parkinsoniens ! Les malades ont eu le plus grand mal à mentir. Et cette incapacité était clairement corrélée à une activité ralentie de leur cortex préfrontal. Conclusion : non, les malades de Parkinson ne sont pas naturellement plus honnêtes que les autres. C’est la maladie, en créant un dysfonctionnement de la zone cérébrale associée habituellement au mensonge, qui les empêche de mentir !…

Ne sous-estimez pas la rééducation ! ….Outre les médicaments et la stimulation cérébrale profonde, d’autres voies thérapeutiques sont possibles. Parmi elles, la rééducation par le biais d’un kinésithérapeute. Ne vous y trompez pas, elle n’est ni un luxe ni un palliatif, elle est essentielle dans la prise en charge de la maladie de Parkinson. C’est le médecin traitant ou le neurologue qui peuvent prescrire des séances. Afin que celles-ci soient parfaitement adaptées, insistez pour qu’il vous oriente vers un praticien habitué à la prise en charge de cette maladie…..

Conclusion
…Et si on commençait par bien s’entourer ? Car, d’après les études, l’isolement social semble peser lourd dans la balance. Pour la maladie d’Alzheimer par exemple, des travaux américains parus en 2007 dans la revue Archives of general psychiatry montraient que les personnes souffrant le plus de solitude avaient deux fois plus de risque de plonger dans la maladie. Alors, tant qu’aucun traitement n’aura été trouvé, restons groupés, cultivons nos amitiés et nos passions, bougeons… Ce défi là ne devrait pas être trop dur à relever