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2 financements pour l'IMN: projet IMI et Parkington

Le 16 octobre 2017


  Projet IMI pour l'équipe d'Erwan Bézard "Pathophysiology of parkinsonian syndromes"

1) 600 000 € pour l'équipe 
L'IMN a  obtenu un projet IMI (projet européen de grande ampleur public privé) Erwan Bézard est  le porteur d’un des 4 work packages (18 partenaires) 5 millions d’€ au total
https://www.imprind.org/    

2) 230.000 € pour l'équipe 
Une ANR de 620 000 euros entre l’IMN (Equipe Erwan Bézard), l’Institut Optique d’Aquitaine (Pierre NAssoy), I-Stem (Paris - Anselme Perrier) et le LNEC (Poitiers, Afsaneh Gaillard chez MOhamed Jaber)  (Projet Parkington)




 The IMPRiND consortium is uniquely positioned to deliver the project objectives as it combines some of the world-leading laboratories in this area of research with access to state of the art academic and industry facilities.


University of Bordeaux (UBX) features the Institute of Neurodegenerative Diseases that focuses on Alzheimer and Parkinson diseases. It conducts both preclinical and clinical studies for the development of new therapeutic (symptomatic and disease-modifying) approaches of neurodegenerative disorders by facilitating the translational research from bench to bedside.
Dr. Erwan Bezard
INSERM Research Director, head of the Institute of Neurodegenerative Diseases, has co-authored over 249 peer-reviewed publications and is listed in the Top 1% of the most cited neuroscientists (H factor= 69). He is particularly known for his work in non-human primates.


Parkington project

The Parkington project aims at proposing a novel cell therapy approach for the treatment of neurodegenerative diseases, in particular for Parkinson’s and Huntington’s disease (PD and HD). In the past decade, pluripotent stem cells have provided unprecedented access to human cell types, with a special focus on human neurons. The possibility to generate patient specific isogenic cell lines or banks of immunomatched donor cell lines with the potential of covering almost the entire world population opens new perspectives for personalized cellular therapy. The neurons intended to replace dysfunctional or dying neurons originated until recently either from aborted fetuses or tumor cell lines derived from embryonic carcinoma. Neither source is amenable to large scale human neurodegenerative disease cellular therapy.

The availability of human pluripotent stem cell lines combined with the development of very potent protocols to generate in vitro a variety of neuronal cell types was an important step to overcome the aforementioned ethical and logistical issues. However, besides the cell source, there is another limitation that makes human neuronal grafting not the strategy being pursued in clinical trials. Direct grafting of specific mature neurons is very inefficient due to their sensitivity to detachment and the fragility of the neuritic extensions, which leads to poor survival rate. An alternative cell therapy strategy consists in grafting neuronal precursors with the hope of proper maturation in situ. Although this method is still prevalently tempted, it is performed at the expense of the control of in situ neuronal identity and bears a risk of overgrowth. In the Parkington project, we propose that grafting neuronal organoids with size and cellular content control could circumvent this limitation. P#1’s team (E. Bezard) is a recognized expert in translational research on neurodegenerative diseases with an emphasis on PD. The interdisciplinary consortium built by P#1 is composed of 3 other complementary groups.

P#2’s team (P. Nassoy) are physicists who have developed the Cellular Capsules Technology (CCT). CCT enables the encapsulation of human pluripotent stem cells in hollow hydrogel capsules and the production of neural tissues of controlled size. P#3’s team (A. Perrier) have developed protocols to generate both nigral dopaminergic neurons lost in PD and striatal GABAergic neurons lost in HD from human pluripotent stem cells. P#4’s team (A. Gaillard) have demonstrated that connectivity of grafted neural cells can recapitulate their physiological counterparts, especially in the context of nigro-striatal pathway reconstruction in PD. Preliminary data obtained through a local collaborative work between P#1 and P#2 have already paved the ground for this proposal. Validation of our approach up to a pre-clinical stage entails synergetic efforts between all partners to generate and characterize “Controlled Neuronal Organoids” (CNOs) and assess the behavioral outcomes of CNO grafting. We are confident that this project will demonstrate the potential of grafting CNOs in translational animal models of both PD and HD. This will foster the translation of this technology into preclinical studies and ultimately human cellular therapy.
The Parkington project has the bold ambition to offer a much-needed alternative to drug-based symptomatologic treatments of both PD and HD.


Le projet Parkington vise à proposer une nouvelle approche de thérapie cellulaire pour le traitement des maladies neurodégénératives, en particulier pour la maladie de Parkinson et la maladie de Huntington (MP et MH). Au cours de la dernière décennie, les cellules souches pluripotentes ont fourni un accès sans précédent aux types de cellules humaines. Ceci est particulièrement vrai des neurones du système nerveux central, étant évidemment inaccessibles par biopsie. La possibilité de générer des lignées cellulaires isogéniques spécifiques aux patients, ou des banques de lignées cellulaires de donneurs immunocompatible couvrant presque toute la population mondiale ouvre de nouvelles perspectives pour une thérapie cellulaire personnalisée. Les neurones destinés à remplacer les neurones dysfonctionnels ou mourants étaient issus jusqu'à récemment de fœtus avortés ou de lignées de cellules dérivées de carcinome embryonnaire. Aucune de ces sources n’est compatible avec une thérapie cellulaire à grande échelle.

La disponibilité de lignées de cellules souches humaines pluripotentes associées au développement de protocoles très efficaces générant des cellules neuronales spécifiques in vitro une variété constitue une étape importante pour surmonter les problèmes éthiques et logistiques susmentionnés. Cependant, en plus de la source cellulaire, il existe une autre limitation empêche la greffe neuronale humaine d’être la stratégie poursuivie par les essais cliniques. La greffe de neurones matures conduit à un taux de survie médiocre en raison de leur sensibilité au détachement et de la fragilité des extensions neuritiques. Une alternative consiste à greffer des précurseurs neuronaux avec l'espoir d'une maturation appropriée in situ. Bien que cette méthode soit largement plebiscitée, elle ne permet pas un bon contrôle de l'identité neuronale in situ et comporte un risque tumoral. Dans le projet de Parkington, nous proposons que la greffe d'organoïdes neuronaux de taille et de contenu cellulaire contrôlé pourrait contourner cette limitation. P # 1 (E. Bezard) est un expert reconnu dans la recherche translationnelle sur les maladies neurodégénératives et dirige une équipe qui se focalise sur la maladie de Parkinson. Le consortium interdisciplinaire construit par P # 1 est composé de 3 autres groupes complémentaires.

L'équipe de biophysique de P # 2 (P. Nassoy) a développé la Technologie de Capsules Cellulaires (TCC). La TCC permet l'encapsulation de cellules souches pluripotentes humaines dans des capsules d'hydrogel creuses et la production de tissus neuronaux de taille contrôlée. L'équipe de P # 3 (A. Perrier) a développé des protocoles pour générer à la fois les neurones dopaminergiques nigraux perdus dans la MP et des neurones GABAergiques striataux perdus dans la MH à partir de cellules souches pluripotentes humaines. L'équipe de P # 4 (A. Gaillard) a démontré que les cellules neurales greffées peuvent récapituler leurs connections physiologiques, en particulier dans le contexte de la reconstruction de la voie nigro-striée dans la MP. Les données préliminaires obtenues grâce à un travail collaboratif local entre P # 1 et P # 2 ont posé les bases du projet. La validation de notre approche jusqu'à un stade préclinique implique des efforts synergiques entre tous les partenaires pour générer et caractériser les "Organoïdes Neuronaux Contrôlés" (ONCs) et évaluer les résultats comportementaux de la greffe d’ONC. Nous sommes convaincus que ce projet démontrera le potentiel de cette approche dans les modèles animaux de la MP et la MH. Cela favorisera l’application de cette technologie dans des études précliniques et ultimement la thérapie cellulaire humaine. Le projet Parkington a pour ambition de proposer une solution thérapeutique qui soit une véritable alternative au traitement médicamenteux symptomatologique à la fois pour la MP et la MH.