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Un financement Rotary/FRC

pour le projet: Imagerie par spectroscopie dans le proche infra-rouge

Le 9 juillet 2015

Financement de la FRC /Rotary pour une NIRS en collaboration avec Wassilios Meissner et Thomas Boraud (190 000 euros).


Jean Cambar
(Gouverneur du district Rotary 1690) : En quoi cette bourse d'un montant très élevé va-t-elle infléchir ou modifier votre carrière ? Avez-vous discuté avec les trois précédents bénéficiaires (E. Bézard, C.Mulle et M. Landry) de Bordeaux Neurocampus, de cette bourse Rotary/FRC et de l'impact de cette aide financière sur leur carrière?




 Nathalie Tzourio-Mazoyer  
: Cette bourse est importante pour notre équipe, c’est un projet collectif incluant des chercheurs du groupe d’imagerie neurofonctionnelle (le GIN) - Bernard Mazoyer, Marc Joliot, Emmanuel Mellet, Laurent Petit et Laure Zago – ainsi que des chercheurs en neurosciences, comme le Pr. Wassilios Meissner et le Dr. Thomas Boraud, qui travaillent sur la maladie de Parkinson dans l’unité d’Erwan Bézard. Grâce à l’achat d’une machine permettant de mesurer l’activité du cerveau de manière non traumatique et dans un environnement écologique, nous allons pouvoir étudier, par exemple, le gel de la marche chez les patients parkinsoniens ce qui n’est pas possible avec le autres techniques d’imagerie comme l’IRM fonctionnelle.



Le projet CoMoNIRS met en synergie 3 équipes de neurosciences fondamentales et cliniques du site hospitalo-universitaire de Bordeaux pour étudier les régions cérébrales actives pendant des activités motrices et pendant des tâches nécessitant de prendre des décisions, d’opérer des choix (tâches exécutives).

Le but est d’étudier à la fois des sujets témoins volontaires sains et des patients atteints de la maladie de Parkinson grâce à un dispositif d’imagerie totalement non-invasif qui permet aux participants de ces études de travailler dans des conditions « écologiques ». C’est un dispositif de ce type qui est subventionné par la FRC, appelé « imagerie par spectroscopie dans le proche infra-rouge » (Near InfraRed Spectroscopy, NIRS).

Grâce à l’installation de cet équipement à Bordeaux, après une étape de mise en place des méthodes d’acquisition et de traitement des données NIRS, nous allons étudier les régions qui se désactivent pendant des mouvements de la main pour comprendre les mécanismes de la préférence manuelle, le fait d’être droitier ou gaucher.
Nous allons ensuite mesurer les aires cérébrales qui travaillent pendant que les sujets marchent et apporter de nouvelles informations sur les mécanismes en jeu lors du blocage de la marche, un des symptômes invalidants de la maladie de Parkinson. Enfin nous allons comparer les régions cérébrales au travail pendant des tâches exécutives chez des sujets en bonne santé, des patients parkinsoniens ayant un traitement, et des patients sans traitement pour mieux comprendre les mécanismes en jeu dans cette maladie.
Les perspectives sont de mesurer la latéralisation hémisphérique de 1400 adultes jeunes pendant des tâches motrices, verbales et visuo-spatiales pour comprendre la façon dont les hémisphères cérébraux se partagent le travail. Il faut également souligner que sur le site de Bordeaux l’Institut des Maladies Neurodégénératives (IMN) accueille des équipes de recherche portant sur la maladie d’Alzheimer et sur la physiopathologie d’autres mouvements anormaux qui bénéficieront des développements de la recherche avec cet appareil de NIRS.



The state-of-the-art optical topography system transmits near-infrared light into the patient’s head and collects the reflected information from the cerebral cortex. Hitachi has opened up a well-needed new way of assessing the brain. 

Espoir en tête



Le Rotary a choisi de reverser l’intégralité de ses bénéfices à la Fédération pour la Recherche sur le Cerveau (FRC)
, parce que cette institution est référente dans le soutien qu’elle apporte à la recherche transversale  sur le cerveau. Les fonds serviront à financer le matériel de pointe si essentiel au bon fonctionnement des laboratoires de recherche (lasers, microscopes innovants…).

- 10 ans de campagne « Espoir en tête »
- 7,7  millions d’euros de dons pour la recherche sur le cerveau
- 44 laboratoires de recherche soutenus depuis 2005
- 44 équipements de pointe